Publié le 22 juillet 2026
Tadoussac et le parc marin : et si la meilleure façon d'observer les bélugas était de ne pas les approcher?
Il y a des expériences qu’on rêve de vivre au moins une fois dans sa vie.
Voir des baleines en fait partie.
Chaque année, des milliers de personnes prennent la route vers Tadoussac et le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Tous espèrent apercevoir un souffle à l’horizon, une nageoire qui perce la surface ou, avec un peu de chance, la silhouette blanche d’un béluga.
Et si l’expérience la plus extraordinaire n’impliquait pas de s’en approcher?
Si elle consistait plutôt à observer les bélugas… sans déranger leur monde.
Au confluent du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent se trouve l’un des habitats marins les plus riches du Québec. C’est aussi le seul endroit où vit la population de bélugas du Saint-Laurent, une espèce emblématique aujourd’hui en voie de disparition.
Une autre façon de rencontrer les bélugas
Pendant longtemps, observer les baleines signifiait prendre la mer.
Aujourd’hui, une nouvelle expérience renverse cette idée.
Grâce au projet Fenêtre sur les bélugas, développé par le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) et ses partenaires, il est désormais possible d’entrer dans l’univers des bélugas… sans quitter la rive.
Des équipes de recherche déploient des drones et des hydrophones dans certains des secteurs les plus importants pour les femelles et leurs jeunes. Elles captent des images aériennes et des sons sous-marins. Ces observations sont ensuite retransmises dans plusieurs sites d’interprétation autour du parc marin.
Il ne s’agit pas seulement d’observer des baleines.
C’est entrer dans l’univers des bélugas. Voir des mères prendre soin de leurs veaux. Découvrir des comportements sociaux complexes. Entendre leurs vocalises captées sous l’eau. Et accompagner les scientifiques qui cherchent à mieux comprendre cette espèce emblématique du Saint-Laurent.
Observer pour mieux protéger
Les bélugas passent une grande partie de leur vie sous la surface, loin de nos regards. Comprendre leur comportement et l’utilisation de leur habitat est essentiel à leur conservation.
Décimée par la chasse jusqu’au milieu du XXe siècle, la population de bélugas du Saint-Laurent fait aujourd’hui face à plusieurs menaces. La pollution, la dégradation des habitats, le bruit sous-marin et la navigation de plaisance figurent parmi les pressions qui freinent son rétablissement.
C’est là que réside toute la force du projet Fenêtre sur les bélugas.
En proposant une expérience immersive depuis la rive, il est possible de réduire le dérangement causé par les embarcations tout en permettant au public de découvrir ces animaux fascinants. Les données recueillies par les équipes de recherche contribuent également à améliorer les connaissances sur les bélugas et à orienter les futures actions de conservation.
Parfois, la meilleure façon d’observer le vivant est simplement de lui laisser la place d’exister..
PRENDRE LE TEMPS DE DÉCOUVRIR
Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent offre plusieurs façons de découvrir les bélugas depuis la rive. Que ce soit à Tadoussac, à Pointe-Noire, à la Halte du béluga de Baie-Sainte-Marguerite ou à Cacouna, chaque site propose une expérience différente pour mieux comprendre ces fascinants mammifères marins.
Observer les bélugas depuis la terre ferme demande parfois un peu plus de patience. Mais c’est aussi une invitation à ralentir… et à découvrir que les plus belles rencontres avec le vivant sont souvent celles qui lui laissent toute leur place.
Rencontrer ceux qui agissent
Depuis plus de 40 ans, le GREMM fait progresser les connaissances sur les baleines du Saint-Laurent et sensibilise le public à leur protection. La Fondation accompagne cette expertise depuis 2005, en soutenant 34 projets consacrés à l’acquisition de connaissances, au suivi des populations de bélugas et à la sensibilisation du public.
Une approche qui rayonne au-delà du parc marin
Fenêtre sur les bélugas illustre parfaitement cette vision.
Chercheurs, naturalistes, communautés autochtones, gestionnaires de territoires protégés et visiteurs se rassemblent autour d’une même expérience. Ensemble, ils font avancer les connaissances. Ils contribuent à protéger une espèce en péril. Et ils nous permettent de rencontrer le vivant autrement.
En soutenant des partenariats comme celui-ci, la Fondation contribue à faire émerger des projets qui allient recherche, sensibilisation et conservation. Des projets qui protègent la biodiversité. Et qui rapprochent les Québécoises et les Québécois du vivant.
Car protéger les bélugas ne signifie pas renoncer à les observer. C’est apprendre à les rencontrer autrement.
Poursuivre la route
Chaque destination raconte une histoire différente du vivant.
Des îles battues par le vent aux milieux humides côtiers, des rives du Saint-Laurent aux montagnes qui les surplombent, chaque territoire nous invite à porter un regard nouveau sur les paysages qui nous émerveillent et sur le vivant qu’ils abritent.
La route ne fait que commencer.
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