Publié le 25 août 2026

La Fondation soutient un vaste projet de suivi de la migration du saumon atlantique de la rivière Jacques-Cartier

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Québec, le 25 août 2026 – La Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec est fière de soutenir le projet Suivi de la dynamique de migration du saumon atlantique de la rivière Jacques-Cartier réalisé par la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC) dans le cadre du programme Amélioration de la qualité des habitats aquatiques (AQHA). Ce projet d’envergure vise à améliorer la compréhension de la dynamique de migration du saumon atlantique de la rivière Jacques-Cartier afin de mieux protéger cette espèce emblématique face aux nombreuses menaces qui pèsent sur elle, notamment les changements climatiques, les activités humaines et la présence d’infrastructures hydrauliques.

Grâce à la télémétrie acoustique, les chercheurs pourront documenter les déplacements des saumons en montaison et en dévalaison, caractériser l’utilisation des habitats essentiels et mieux comprendre les facteurs qui influencent leur survie. Les connaissances acquises permettront de bonifier les actions de gestion et de conservation menées par la CBJC et le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).

Un projet pour mieux comprendre et protéger le saumon atlantique

Au cours des saisons de montaison 2026 et 2027, des récepteurs acoustiques seront installés entre la municipalité de Shannon et le parc national de la Jacques-Cartier. Puis, l’équipe de la CBJC procédera à l’installation d’émetteurs V13T sur des madeleineaux, ce qui permettra de suivre leurs déplacements dans la rivière et d’étudier leur comportement migratoire pendant 438 jours. Les données recueillies permettront d’évaluer l’influence des conditions environnementales et des activités récréatives sur les saumons.

En parallèle, la collecte d’écailles sur les grands saumons en montaison contribuera à enrichir les connaissances sur le cycle de reproduction de l’espèce, tout en limitant les manipulations et les impacts sur les individus.

Une attention particulière sera portée à l’interaction entre les activités nautiques et l’utilisation des refuges thermiques par les saumons dans le parc national de la Jacques-Cartier. Les chercheurs souhaitent déterminer si la présence d’embarcations peut entraîner des perturbations susceptibles d’affecter le comportement des poissons lors des périodes de fortes chaleurs.

Le projet permettra également de mieux comprendre les effets des changements climatiques et des événements extrêmes, tels que les épisodes d’étiage sévère et les températures d’eau exceptionnellement élevées observées ces dernières années. Des émetteurs munis de sondes thermiques seront utilisés pour confirmer l’utilisation des refuges thermiques et d’autres habitats essentiels par les saumons adultes.

Des connaissances inédites sur l’interaction des saumons post-fraie (saumons noirs) et les barrages dans la rivière Jacques-Cartier

Un autre volet majeur du projet portera sur les saumons noirs, ces individus ayant déjà frayé et qui retournent vers le fleuve Saint-Laurent. Les chercheurs suivront leur migration de dévalaison afin de mieux comprendre leurs déplacements, leur interaction avec les barrages hydroélectriques et leur contribution à la population de saumons multifrayeurs.

La rivière Jacques-Cartier compte trois barrages situés sur le parcours migratoire du saumon atlantique. Le projet générera des données sur les déplacements des poissons à proximité de ces infrastructures, des centrales hydroélectriques et des bassins en amont. Ces informations contribueront à soutenir la prise de décision et à orienter les actions des différents acteurs concernés, notamment les municipalités, les producteurs hydroélectriques, les usagers de la rivière, les citoyens ainsi que les ministères provinciaux et fédéraux.

Une collaboration avec la Nation Wendat

En collaboration avec la Nation wendat, des sorties sur le terrain seront réalisées pour faire la caractérisation sommaire des refuges thermiques, dont la prise d’imagerie thermique. Des relevés par drone permettront aussi d’identifier les frayères et les nids de saumons à l’automne.

Des outils concrets pour la conservation

Les résultats du projet permettront de confirmer l’utilisation des habitats critiques, de mieux comprendre les patrons migratoires du saumon atlantique, d’évaluer l’influence des barrages et des conditions environnementales sur ses déplacements et de documenter les facteurs qui affectent sa survie.

Ces connaissances serviront à orienter les mesures de gestion et de protection des habitats essentiels, tout en favorisant une meilleure cohabitation entre les usages de la rivière et la conservation de cette espèce emblématique.

« Le saumon atlantique fait face à de nombreux défis, notamment les changements climatiques et les pressions exercées sur ses habitats. En soutenant ce projet, la Fondation contribue à l’acquisition de connaissances essentielles qui permettront aux gestionnaires et aux acteurs du milieu de prendre des décisions éclairées pour assurer la pérennité de cette population de saumons dans la rivière Jacques-Cartier », souligne Neal Maillet-Haydock, conseiller à la conservation à la Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec.

« La Corporation du bassin de la Jacques-Cartier est fière de piloter ce projet novateur qui permettra d’approfondir nos connaissances sur la migration et l’utilisation de l’habitat du saumon atlantique dans la rivière Jacques-Cartier. Grâce à la collaboration de nombreux partenaires, ce projet générera des données essentielles pour orienter les actions de conservation et favoriser le rétablissement de cette espèce emblématique de notre patrimoine naturel », souligne Florian Perret, directeur général de la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier.

Le programme d’Amélioration de la qualité des habitats aquatiques (AQHA) soutient la réalisation de travaux qui visent à conserver, améliorer ou restaurer l’habitat des poissons pour favoriser la productivité naturelle des populations de poisson de manière à soutenir une pêche durable et la santé des populations indigènes incluant les espèces ciblées par la pêche sportive et celles ayant un statut d’espèces menacées, vulnérables ou susceptibles d’être ainsi désignées.

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La Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec a pour mission de promouvoir et de soutenir la conservation et la mise en valeur de la biodiversité, notamment de la faune et des habitats. C’est grâce à la contribution de plus d’un million de chasseurs, de pêcheurs et de trappeurs du Québec, des milliers de donateurs et de nombreuses entreprises privées que la Fondation soutient depuis 1987 plus de 2 000 organismes partout au Québec. En soutenant ceux et celles qui agissent sur le terrain, elle contribue à bâtir un Québec où humains et nature prospèrent ensemble, pour le bien de tous les êtres vivants.


INFORMATIONS
Mylène Bergeron
Directrice des communications et de la collecte de fonds
Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec
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