Publié le 14 octobre 2025

Restaurer le littoral du lac Saint-Pierre pour redonner vie aux habitats

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Lac Saint-Pierre

Dans l’archipel du lac Saint-Pierre, certaines zones basses du littoral, inondées chaque printemps, avaient perdu une partie de leur valeur écologique après des décennies de culture annuelle.

Grâce à sa connaissance fine du territoire, la Société de conservation, d’interprétation et de recherche de Berthier et ses îles (SCIRBI) a ciblé ces milieux à fort potentiel pour y restaurer des habitats essentiels pour la faune.

Avec le soutien de la Fondation, ces interventions permettent aujourd’hui de redonner au littoral sa capacité d’abriter des poissons, des oiseaux et plusieurs espèces associées aux milieux humides.

Des habitats qui fonctionnent à nouveau

Au fil des saisons, ces milieux restaurés retrouvent leur rôle naturel dans l’écosystème du lac Saint-Pierre.

  • Au printemps, lors des crues, ces zones inondées deviennent des aires de fraie recherchées par des poissons comme la perchaude et le brochet. La présence de végétation offre des conditions essentielles à la reproduction et à la survie des œufs.
  • En été, les prairies humides et les zones arbustives servent d’habitats pour les oiseaux aquatiques et champêtres, qui y trouvent nourriture et abri.
  • En période de migration, ces milieux agissent comme zones de halte, utilisées par plusieurs espèces, dont le goglu des prés et le hibou des marais.

Améliorer la qualité du milieu

Le retour d’un couvert végétal permanent transforme aussi le fonctionnement du littoral.

  • Les racines stabilisent les sols et limitent l’érosion lors des crues
  • La végétation agit comme un filtre naturel, réduisant la sédimentation
  • Les nutriments sont mieux retenus dans le milieu

Ces changements contribuent directement à la qualité de l’eau du lac Saint-Pierre, tout en renforçant la résilience des écosystèmes.

Prévenir l’installation d’espèces envahissantes

Dans ces milieux ouverts, les plantes envahissantes peuvent rapidement s’implanter.

En occupant l’espace avec des espèces végétales indigènes adaptées aux conditions d’humidité, comme les saules, les cornouillers ou le céphalanthe, le projet limite la propagation d’espèces comme la salicaire pourpre et l’alpiste roseau.

Une intervention en amont, essentielle pour assurer la pérennité des habitats restaurés.

Daniel Dagenais

Des interventions adaptées, portées par l’expertise

Ces résultats reposent sur des choix d’intervention précis, adaptés à chaque milieu.

Sur les îles aux Castors et du Mitan, on retrouve une mosaïque de parcelles en friche et de bandes riveraines, chacune présentant des conditions différentes.

  • Dans les secteurs déjà en régénération, la végétation a été laissée évoluer naturellement, avec un suivi de son développement
  • Dans les zones plus dégradées, des prairies humides ont été ensemencées et des arbustes indigènes ont été plantés pour recréer rapidement un couvert végétal fonctionnel
  • Des ponceaux ont été retirés pour rétablir la circulation de l’eau et permettre aux poissons d’accéder aux zones de reproduction

Ces interventions s’appuient sur l’expérience de la SCIRBI, qui agit sur ce territoire depuis près de 40 ans et en connaît finement les dynamiques.

Une expertise de terrain essentielle pour intervenir juste, au bon endroit.

Agir pour le vivant

Ce projet repose sur une combinaison essentielle :

  • une connaissance fine du territoire
  • un accompagnement structurant
  • l’engagement de partenaires et de donateurs

En contribuant à la campagne, vous permettez :

  • de restaurer des milieux naturels stratégiques
  • de soutenir des interventions adaptées et durables
  • de multiplier des projets concrets pour la biodiversité
Héron
© Maxime Légaré-Vézina